Le F2V, un festival pour rugir de plaisir

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Cérémonie de clôture de la compétition « Documentaire », ouverture de la compétition « Fiction »

Immuable, la semaine festivalière valenciennoise commence le lundi par l’ouverture de la compétition « Documentaire » qui se clôture dès le mercredi pour faire place à la compétition « Fiction » qui, elle, se terminera le samedi suivant. Le festival de cinéma de Valenciennes met donc en lumière tous les Cinémas. Sa philosophie est également d’accorder une place importante aux acteurs de l’ombre ainsi qu’à la jeunesse.

« On a beaucoup de chose à se dire, ce soir » tint à préciser Linda Hardy en préambule de la cérémonie de clôture de la compétition « Documentaire », « ce sera bon, mais un peu long » a-t-elle ajoutée. « Un peu long ! Mais riche » devrait-on relativiser.

 

Thierry le Portier, un homme de l’ombre

Aussi étrange que cela puisse paraître, la sixième édition du festival de Valenciennes est le premier festival de Thierry le Portier, dresseur de fauves pour le cinéma et la publicité. Le dresseur est riche d’une filmographie conséquente et prestigieuse, il fut le collaborateur de Jean-Jacques Annaud, d’Ang Lee, de Ridley Scott ou encore de Jean-Jacques Beineix. Surprise de taille, Thierry le Portier était accompagné d’un de ses fauves lors de la cérémonie de clôture de la compét documentaire. C’est sans peur que Linda Hardy le questionna sur la difficulté de tourner avec des félins.

 

Clôture de la compétition « Documentaire »

Place aux jeunes. Le prix des étudiants revient à « Ultimo tango » de German Kral. « Vous êtes si jeune, et mon film parle de personnes âgées ! » tient à remarquer le réalisateur, « ce Prix est un encouragement pour moi à continuer de filmer. Après le tournage d’ « Ultimo tango » je songeais à abandonner le cinéma ».

Le Prix du Public (un Prix auquel le festival du cinéma de Valenciennes est très sensible) revient à « Il m’a appelée Malala » de Davis Guggenheim. Monsieur Robert Hossein et Candice Patou étaient les remettants d’un prix non représenté par l’un de ses acteurs. Qu’à cela ne tienne Monsieur Robert Hossein se dira partant pour aller lui-même remettre la récompense au réalisateur américain, en Amérique ! (« ce qui est un peu loin quand même », reconnaitra-t-il avec un sourire).

Une double récompense pour « No Lands’ Song » d’Ayat Najafi. « No Lands’ Song » remporte le Prix de la Presse et le Prix du Jury. « Le doc est loin d’être un genre mineur, et « No Lands’ Song » le prouve » dira Daniel Leconte, Président du Jury Documentaire, lors de la proclamation des prix. « No Lands’ Song » fait revivre la voix des femmes que la révolution iranienne a fait taire en 1979. « Un documentaire qu’il faut soutenir » selon les propres mots de Daniel Leconte.

 

Hommage à Diane Kurys

Diane Kurys est l’invitée « coup de cœur » du festival. Les propos de Monsieur Gérard Moulevrier, Président du Festival 2 Valenciennes, ex collaborateur de Diane Kurys, pour accueillir la réalisatrice sur scène, furent ceux du cœur. Monsieur Gérard Moulevrier souligna la qualité de direction d’acteurs de la réalisatrice de « Diabolo menthe » et c’est à Emmanuelle Boidron (Juré documentaire au festival de Valenciennes en 2014) que revint l’honneur et le plaisir de remettre le trophée au « coup de cœur » 2016 du festival de Valenciennes. Emmanuelle Boidron qui avait tourné sous la direction de Diane Kurys dans « La Baule-les-Pins » en 1990. La comédienne était alors bien jeune.

 

Ouverture de la compétition « Fiction »

Clap de départ pour la compét « Fiction ». Son Président n’est autre que Monsieur Jean-Pierre Mocky – le trublion du Cinéma français. Il sera aidé dans sa tâche par Frédérique Bel, Cécile Bois, Antoine Chappey, Frédéric Chau, Grégoire Hetzel, Anamaria Marinca, Brigitte Roüan, et Cécile Telerman. Gageons que le Jury Fiction aura fort à faire pour départager les neuf films en compétition qui composent la sélection officielle du 6ème Festival 2 Valenciennes.

 

Tout pour être heureux

Le premier film en compétition est « Tout pour être heureux » de Cyril Gelblat. Le plateau du festival comptait la présence du réalisateur accompagné de Manu Payet, d’Audrey Lamy et d’Aure Atika. Une équipe heureuse de représenter le premier long métrage de son réalisateur, qui, il y a quelques années avait participé à la compétition de courts-métrages du Festival 2 Valenciennes.

Rendez-vous samedi pour la clôture de la sixième édition du festival.

 

PALMARES 2016 – COMPETITION DOCUMENTAIRE

Grand Prix du Jury et Prix de la Critique – No Lands’ Song d’Ayat Najafi

Prix des étudiants – Ultimo tango de German Kral

Prix du Public – Il m’a appelée Malala de Davis Guggenheim

 

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