Si Deauville m’était conté … Couleur féminine

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Belle entrée en matière ce 9 septembre. La sécurité avertit les cinéphiles déjà conquis : “Vous pouvez solliciter Mademoiselle Olsen, mais n’insistez pas. Elle seule décidera du selfie ou de l’autographe. Attendez sa venue sur le tapis rouge !” Point d’hystérie parmi la foule. Mais finalement ce fut le bleu du Photocall pour apercevoir celle qui allait recevoir le Prix Nouvel Hollywood peu avant la projection du nouveau film “Ruth & Alex” de son idole, Diane Keaton. Carton plein donc pour Elizabeth Olsen, sans oublier “Emilie”.

“Emelie” (Compétition)
Deauville, sa richesse et sa diversité cinématographique. Et pourtant si les jours se suivent, ils peuvent se ressembler aussi. Après “Green Room”, c’est au tour d“Emelie” d’entrer en compétition et de tenir en haleine  les spectateurs. Je ne sais si des spectateurs eurent recours à une baby-sitter ce 9 septembre … Ils ne le feront peut-être plus jamais après ce premier long métrage de Michael Thelin. Le personnage principal, c’est Anna qui, pour la soirée du treizième anniversaire de mariage des parents Thompson, va remplacer celle qui garde habituellement leurs trois enfants.
Nerfs à vif garantis ! Pendant la projection, s’échappèrent quelques rires nerveux  … Flippant, glaçant. J’en redemande.

“James White” (compétition)
Josh Mond suit son personnage principal tel un boxeur, au plus proche, captant le moindre de ses mouvements. C’est ensuite au spectateur d’apprivoiser cet homme difficilement aimable mais terriblement humain. “Ce n’est pas mon histoire, même si elle m’a servie de thérapie après le décès de ma mère. J’avais besoin de comprendre ce qui m’arrivait à l’époque.” C’est un sujet délicat – la maladie – auquel s’est attaqué ce jeune réalisateur américain qui le traite avec sincérité :  la force de son premier long métrage.

Le tapis se vit fouler par bien évidemment l’une des héroïnes de la journée, Mademoiselle Olsen, mais aussi par celle qui fut Présidente du Jury Révélation Cartier en 2008, Mademoiselle Cassavetes. Après la touche bleue de ce matin, c’est donc le rouge qui clôturera notre journée.

François Cappeliez