Si Deauville m’était conté … ou presque

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Une journée sans ou presque ce mardi 8 septembre à Deauville. Ni de rouge pour le tapis, ni de réalisateur pour “Green Room”.  Mais la Compétition demeure.

“Dixieland” (Compétition)
Love story – Enfin ! aurait pu dire Hank Bedford, le réalisateur qui voulait “raconter cette histoire depuis qu’il a quinze ans”. Il signe ici un film pas très éloigné des valeurs du sud, vous l’aurez sûrement compris, Dixieland étant le surnom américain donné aux États du Sud.
Si les dix-huit jours du tournage transparaissent, ils ne retirent cependant rien à la qualité de ce love story à la mode européenne.  L’auteur ne s’en cache d’ailleurs pas. Il cite volontiers Melville, Kassovitz, Zonca et Godard. “Dixieland”, un “A bout de souffle” du Sud américain – la comparaison tient la route.

“Green Room” (Compétition)
Boucherie – Un groupe punk est témoin d’un meurtre et se trouve pris au piège par des skinheads, dans ce huit-clos aux tonalités vertes.

Enthousiaste, je le fus en 2013 lors de la projection de“Blue Ruin” à Deauville. C’est donc avec curiosité et envie que j’assistai à la projection de la deuxième réalisation de Jeremy Saulnier.  Déçu, je ne le fus point en 2015. Si en deux ans, le cinéaste a changé de couleur, l’efficacité de sa réalisation est toujours là pour ce “film d’horreur” des plus jouissifs.

Toujours présente pour clore ma cinquième journée à Deauville,  l’absence  – celle d’Al Pacino pour son rôle dans “Danny Collins” du réalisateur Dan Fogelman. Dans la catégorie avant-première.

 

François Cappeliez