Si Deauville m’était conté … Un plaisir loin d’être amer

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Un week-end de folie peut faire passer un lundi pour un jour sans saveur. Erreur ! L’émotion fut à son comble ce 7 septembre avec en compétition le délicat “Day out of days”de Zoe Cassavetes et l’électrique “Tangerine” de Sean Baker. Seul le Festival de Deauville en a le secret , alors savourons notre plaisir.

Place à la Compétition

“Day out of days”  : Une femme influencée – La réalisatrice Zoe Cassavetes assure que tout est encore possible pour Mia Roarke, l’héroïne de son film, une actrice quarantenaire qui doit prouver à Hollywood qu’elle est encore dans le coup. C’est la co-scénariste Alexia Landeau qui en est l’interpréte avec justesse et sensibilité par . “Le point de départ de mon film, c’est Alexia. Elle fut ma muse. Il fallait que je parte d’elle, que je parte d’émotions dans lesquelles les gens puissent se reconnaître ». Avec son deuxième long métrage, huit ans après ”Broken English”, c’est l’acte deux d’une vie  pour Zoe Cassavetes.

A noter l’excellente bande originale signée par Sébastien Chenut et Maud Geffray, les “Scratch Massive” themselves !

“Tangerine” : Electric girls in an electric city – Sean Baker signe ici, avec pour seul moyen technique un IPhone 5, un film survolté et non dénué d’humour malgré un sujet tout sauf léger, celui de la  prostitution. Il met donc en scène deux actrices afro américaines transsexuelles à Los Angeles –  l’une des héroïnes s’appelle Sin-Dee Rella … entendez Cendrillon – et cela donne pourtant un sentiment d’une réelle liberté. Le film est énergique et juste.

“A girl walks home alone at night” d’Ana Lily Armipour fut récompensé du Prix de la révélation Cartier en 2015. “Tangerine” est bien parti pour lui succéder. Les paris sont ouverts.

Place au Tapis rouge

Si Michael Almereyda présenta ici même son premier film en 1989, le voici de retour sur les planches pour la projection de “Experimenter” en avant-première. il va sans dire qu’il se montra très peu loquace au micro de Jenny Godula. Saluons par contre l’équipe de tournage de “Day out of days” et son sens du spectacle.  Alors ne boudons pas notre plaisir sur le tapis rouge. Savourons-le !

 

François Cappeliez