Si Deauville m’était conté … Version marathon !



dane-dehaan-pour-e-clap [66892]Ce samedi 5 septembre, ce fut non pas pour le marathon de la Braderie de Lille que je chaussai baskets et mis sac à dos au dos mais pour ma deuxième journée à Deauville et son Festival. Et elle ne fut pas de tout repos. Si elle fut exaltante, elle me rappela tout de même ce que l’enfant apprend dès son plus jeune âge : la frustration. Parce que des choix, j’ai dû en faire pour aboutir au final à deux projections, une avant-première et cinq conférences de presse. Mais quelles belles rencontres !

Le discours de Keanu Reeves achevé – excellent qui plus est – le Festival s’ouvre sur le film “Everest”. Et c’est au tour de l’acteur Jason Clarke et du réalisateur Baltasar Kormakur de nous emmener à bout de souffle jusqu’au sommet pour nous livrer un film spectaculaire où l’humain prend toute sa place. Pour son réalisateur, “l’ objectif était de capter la vérité de l’Everest et de rendre compte de la vérité des personnages”. Pari réussi.

Sortie :  23 septembre 2015.

Dans la catégorie Compétition : “99 Homes” et “Les chansons que mes frères m’ont apprises”

C’est Ramin Bahrani  qui lance la Compétition avec son sixième film et un sujet “qui n’a pas de voix dans le cinéma américain » ajoute l’acteur Andrew Garfield, celui du business de la saisie immobilière.

« L’important c’est l’histoire ; la distribution passe ensuite » comme si  le réalisateur voulait justifier que pour l’instant “99 Homes” n’a pas de sortie en salles prévue. Mais peut-être pour bientôt ?

Sortie en e-cinema

Seconde projection de la compétition deauvillaise et première réalisation de Chloé Zhao dans la catégorie Genre fantastique. « Je voulais signer une fiction avec des thèmes universels ». Pourquoi un sujet sur une réserve indienne, alors ? « Ces indiens savent d’où ils viennent, à l’inverse de moi. Je viens de Manhattan, une ville qui n’est pas concernée par le thème des racines. Quand tous les réalisateurs fabriquent leur premier film en fonction de ce qu’ils savent, moi je ne savais pas de quoi je parlais ».
Sortie :  9 septembre 2015

Dans la catégorie Premières : Knock knock”  et “Life”

Avec un petit air de “Funny Games” de Michael Haneke (1997), “Knock knock” est  pour son réalisateur Eli Roth, amateur du genre, “un rêve qui devient cauchemar”. Un homme ouvre sa porte à deux jeunes filles,  promesse d’une belle soirée avant que celle-ci ne tourne au cauchemar. Jouissif, non ? Le personnage de Keanu Reeves doit expier les fautes de sa vie ; “il a créé le démon qui vient aujourd’hui le chercher”.

Et parce qu’ils savent “faire le show” – en Franglais – Eli Roth se montre rapidement, encouragé par Keanu Reeves, d’humeur taquine. Il se lance même dans une imitation d’Al Pacino devant une salle conquise, et sous les rires de l’actrice Lorenza Izzo .

Sortie :  23 septembre 2015.

« Life » suit les pas de Dennis Stock, un photographe qui immortalisa James Dean pour Life Magazine. Si Robert Pattinson est le grand absent du tapis rouge, son partenaire Dane DeHaan et le réalisateur Anton Corbijn sont bien présents à la conférence de presse avant la projection en soirée.  « Ce n’est pas mon second biopic, c’est un film sur les relations entre un photographe et son sujet » et un conseil, retenez ce nom – Dane DeHaan. C’est l’une des valeurs les plus prometteuses du cinéma américain.
Sortie :  9 septembre 2015

 

La nuit est tombée. Mon marathon normand s’achève sur une “séance du samedi soir”, avec “The Green Inferno” (2013), opus “rollercoaster” selon le qualificatif même du maître de la peur, Eli Roth. On y retrouve avec plaisir Lorenza Izzo dans ce film hommage à « Cannibal Holocaust ».

François Cappeliez